Planète CSE

2021 sera l’année de la démarche QVT !

2020 fut l’année de tous les dangers : une crise sanitaire mondiale, la découverte du confinement et du télétravail forcé, des adaptations incessantes à des situations en constante évolution. Nous avons fait preuve d’agilité au sein de nos organisations de travail comme de nos vies personnelles. En 2021, nous devons intégrer le fait que cette crise n’est pas terminée et qu’il va falloir continuer à nous adapter. Le moment est idéal pour lancer une démarche QVT ; la meilleure pour gérer une situation complexe tout en préparant l’avenir.

Par Matthieu Petit (cabinet Eose)

Faisons le point, au travers de cinq objectifs qui devraient particulièrement retenir l’attention des employeurs pour initier une telle démarche.

Répondre au besoin essentiel de sens au travail

Il est bon de rappeler que le « travail n’a plus pour principale signification la peine ou l’effort, autrement dit le labeur. Il a le sens de la fonction que l’on remplit dans le cadre d’une organisation sociale de l’activité, une organisation qui vise la production de quelque chose. »[1]. Le travail est donc la mise en œuvre d’individualités – ce qui fait sens pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre – au sein d’un collectif pour atteindre les objectifs d’une entreprise, d’une collectivité. La question de « sens au travail » est de plus en plus forte. Cette possibilité de donner une signification à son travail est à la fois source de santé pour les salariés et également d’amélioration du service rendu à l’entreprise et/ou au client. C’est également une demande impérative des jeunes générations et un levier essentiel de recrutement et de fidélisation des talents.

Favoriser l’engagement au travail

La motivation est un élément clé de l’engagement au travail. Cependant, le manque d’échanges et de dialogues sur des difficultés professionnelles ou encore sur des dysfonctionnements organisationnels nuit à la motivation et engendre indubitablement de la démotivation.

La démarche QVT s’appuie sur la mise en place d’espaces de discussion permettant à chacun de s’exprimer sur le contenu de son travail. Cela permet de valoriser l’expertise des salariés sur des situations de travail concrètes. Une expertise qui sera une ressource essentielle pour favoriser les projets de changement et d’amélioration continue. Ces points sont des leviers incontournables de l’implication et de la mobilisation.

Favoriser la santé et la sécurité au travail

La QVT n’est pas une thématique centrée sur le bien-être au travail, censée favoriser un bonheur générateur de productivité. Cette démarche QVT ne se résume pas non plus à la problématique, bien que complexe, des Risques psycho-sociaux (RPS). Toute démarche qui vise à accompagner le changement souhaité ou subi, impacte la qualité de vie au travail et/ou les conditions de travail. La force de la démarche QVT réside dans le fait qu’elle permet l’intégration des risques professionnels dès l’initiation d’un process de modification de l’organisation ou de nouveau projet d’entreprise. Cela permet ainsi d’intégrer dès la conception de tels changements des actions de prévention. Ce qui peut se résumer dans les principes de la prévention primaire.


[1] Faes Hubert, « Le sens du travail », Transversalités, 2011/4 (N° 120), p. 25-37. DOI : 10.3917/trans.120.0025. URL : https://www.cairn.info/revue-transversalites-2011-4-page-25.htm

Accompagner la transformation des organisations

Comme nous l’avons vu au point précédent, tout changement au sein de l’entreprise doit prendre en compte les réalisations du travail réel. L’enjeu ici est de préserver voire améliorer les conditions de travail. Dans un contexte où nos entreprises doivent s’adapter en permanence (la période de Covid aura été un « crash-test » grandeur nature) où les attentes des clients, les relations au travail ne cessent d’évoluer, il est essentiel sinon vital d’associer les salariés à ses mutations, gages de pérennité de la vie des entreprises. La mise en place d’une démarche QVT offre l’opportunité de répondre favorablement via une méthodologie participative basée sur l’expérience des collaborateurs.

Favoriser la conciliation des temps

Concilier vie professionnelle et vie personnelle est devenu incontournable avec le passage obligé, et parfois forcé, au télétravail. Une meilleure articulation des différentes temporalités qui régissent la vie des salariés est une des conditions pour favoriser la QVT. L’initiative peut alors (doit ?) inclure un volet afin de favoriser cette meilleure conciliation. Cela peut tout à fait passer par le codéveloppement d’une charte de gestion des technologies de l’information et de la communication et d’une réflexion sur la mise en place du télétravail. Objectif ? Assurer ainsi une politique pérenne pour les salariés.

En conclusion, rappelons que la démarche QVT est une façon de construire et de piloter l’action collective pour permettre aux individualités de s’exprimer et de trouver leur place tout en favorisant à la fois de meilleurs ressentis et vécus au travail et une qualité accrue de services rendus à l’entreprise et aux clients. Prêts à vous lancer ?

Photo © Gerd Altmann de Pixabay.

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