
La grisaille hivernale mine le moral de vos bénéficiaires ? Si son budget le lui permet, le CSE peut proposer à ses ouvrants droit de faire trempette dans le lagon de La Réunion en plein mois de décembre. Rien de tel que les vagues de l’océan Indien à 29 °C pour se reposer dans un jacuzzi authentique et naturel… Allongés sur le sable, les participants au voyage sauront profiter des fragrances iodées du bord de mer, de la douce chaleur du soleil sur leur peau et apprécieront d’être bercés par le bruissement des palmiers… Si, évidemment, l’île offre tout un panel de visites, d’activités et de découvertes culturelles, vous l’aurez compris, cette destination demeure idéale pour se ressourcer.
Une oasis de bien-être… Voilà l’expression parfaite pour décrire cette île invitant ses hôtes à une rencontre privilégiée avec Dame Nature. Senteurs épicées, saveurs d’un art culinaire métissé, féérie volcanique des Pitons visibles qui s’avèrent les vestiges d’innombrables éruptions ayant façonné l’île, cirques et remparts inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, La Réunion met à disposition de ses visiteurs une variété de paysages et de richesses patrimoniales et culturelles. Profitez toute l’année d’un climat tropical ensoleillé, tempéré par l’océan Indien et les alizés. D’ailleurs, des centaines de microclimats élisent domicile sur l’ensemble de l’île avec des variations permanentes. Si vous vous rendez à la plage, alliez les plaisirs nautiques aux massages et soins naturels relaxant à base d’huiles essentielles réputées de curcuma, de géranium, de vétiver, au miel de letchi ou encore à la pratique du yoga en plein air.
Située dans l’archipel des Mascareignes, La Réunion est une terre envoûtante. Exotique, ressourçante et préservée, l’île jouit à la fois de paysages majestueux, d’une culture authentique, d’une cuisine aux mille saveurs mais surtout, d’un vivre ensemble unique. Sur le volet des activités, le visiteur n’est pas en reste : rencontre avec des baleines, exploration au cœur du patrimoine mondial de l’Unesco, découverte hypnotique de son volcan… À La Réunion, tous les éléments les plus antagonistes se côtoient : l’eau, la terre, l’air, le feu, pour une épopée unique au cœur de l’océan Indien. On se laisse aisément envoûter par l’atmosphère mystérieuse de la forêt primaire de Bélouve, on ne boude évidemment pas les bienfaits revigorants des eaux vives, et on dit un grand « oui » à la détente et au son des cascades, au cœur de décors luxuriants…
Pour tout ceci, La Réunion est sans conteste une destination prisée depuis de nombreuses années. Son passé néanmoins ne le présageait pas. En effet, lorsqu’en 1895, la France colonise Madagascar, en parallèle, La Réunion était un peu tombée dans l’oubli. Elle a alors vécu dans l’ombre de sa voisine et ce, durant plusieurs décennies. Bien plus tard, en 1946, le statut de l’île change : La Réunion devient un département d’outre-mer (DOM). Au fil du temps, d’importants investissements publics lui ont conféré la modernité et le développement qu’on lui reconnaît aujourd’hui. De surcroît, La Réunion s’avère ainsi une région à part entière de l’Union européenne. Et ce, en dépit des 10 000 kilomètres qui la séparent de Bruxelles. Quant à ses principales activités économiques, elles s’articulent autour de l’agriculture et de la pêche, des industries de transformation, du commerce, des technologies de l’information et de la communication, du numérique, de l’audiovisuel et du tourisme.
500 ans d’histoire & de légendes
Terre de mélange et d’harmonie, l’île est la croisée des chemins pour toutes les cultures. Et ce ne sont pas ces trois amis – Arlin, le maraîcher hindouiste, Irvin, le patriarche chrétien et Rachid, le musulman rempli de piété – qui contrediront cet état de fait. Prenant les eaux à Cilaos, Irvin se lia d’amitié avec Arlin, créole de souche comme lui et un rien provocateur. Ce dernier prétendait par espièglerie que la mer ne pouvait se situer que dans le sens de la rivière. Une assertion donnant lieu à une sempiternelle dispute entre les deux complices. Un jour, ils décidèrent de gravir la montagne pour savoir enfin qui avait raison. Sur la route, ils croisèrent le chemin d’un vieux commerçant prénommé Rachid. Toute la soirée, ils échangèrent sur l’origine de la création, l’un défendant Brahma, l’autre Allah et le troisième Jésus, et aussi sur la direction de la mer. Ils se levèrent avant le jour, chacun bien décidé, dans sa foi absolue, à triompher des deux autres. Au lever du soleil, ils parvinrent au sommet et désignant chacun un chemin différent, avec la mer au bout de leur doigt, ils déclarèrent à l’unisson : « J’avais raison ! ». Dans un éclat de rire collégial, ils découvrirent qu’ils étaient tous les trois dans le vrai. En redescendant de la montagne, ils décidèrent de nommer leur pays La Réunion.
Au fil du temps, l’île a recensé pas moins de trois noms de baptême. D’abord appelée Dina Morgabine par les Arabes, puis l’île Bourbon par les Français, elle a pris son nom actuel en 1794, en référence à la « réunion des États généraux ». Pour le petit rappel historique, face à une situation politique et financière catastrophique, le roi Louis XVI s’était vu contraint de convoquer les États généraux, une assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et tiers état). Eux seuls ont pu décider de la levée de nouveaux impôts et engager la réforme du pays.
Pour revenir à l’identité de l’île, en 1803, La Réunion fut désignée par le nom de l’île Bonaparte, puis en 1814, Bourbon de nouveau, après cinq années d’occupation anglaise. En 1848, elle reprendra le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. La vraie révolution industrielle de l’île débute en 1815, avec l’exploitation de la canne à sucre supplantant rapidement celle du café sur toutes les zones littorales. L’industrie sucrière saura surmonter toutes les crises pour rester, encore aujourd’hui, le pilier de l’économie agricole insulaire. À Saint-Leu, le Musée Stella Matutina retrace les aventures agro-industrielles de La Réunion. En 1848, l’esclavage est aboli. Maîtres et anciens esclaves parviennent difficilement à travailler ensemble. L’île recherche de la main-d’œuvre à l’extérieur. Une importation massive « d’engagés » et de travailleurs immigrés volontaires originaires de différentes régions d’lnde puis de Chine resteront à La Réunion.
L’histoire de cette île porte en son sein de nombreuses légendes ; notamment celles d’être en quête d’émancipation. La statue de la vierge noire de la rivière des pluies, protectrice des anciens esclaves en fuite, rappelle à tous les touristes en villégiature à Sainte-Marie que la liberté est l’un des biens les plus précieux. Si le charme des champs de canne à sucre vaut à lui seul le détour, on se rend surtout ici pour rendre hommage à la Vierge Noire. La légende de cette dernière raconte l’histoire de Mario, un esclave appartenant à un riche propriétaire de Sainte-Marie. Mario décide un jour de s’affranchir de son maître et trouve refuge près de la Rivière des Pluies. Apeuré par des chasseurs l’ayant repéré, il pria la petite vierge noire qu’il avait disposé dans une excavation d’un rocher. Les chasseurs s’approchèrent de lui mais ce sont les branches d’un bougainvillier qui protégèrent l’esclave en fuite. Plus les chasseurs redoublaient d’efforts pour le capturer, plus la végétation s’épaississait pour les entraver dans leur mission. Des années plus tard, la petite statue fut remplacée par celle de la Vierge Noire honorée par de nombreux pèlerins qui la prient, aujourd’hui, escomptant l’arrivée d’un miracle. Quant aux Réunionnais, ils viennent de toute l’île pour se recueillir auprès de celle-ci.
Autre légende cette fois dans le cirque de Salazie abritant les plus grands bambous de l’île mais aussi propice à la culture du chouchou (christophine), de la bibasse, des agrumes… : le Voile de la Mariée. Surplombé par la forêt de Bélouve, le cirque charrie par ailleurs d’incroyables cascades dans une végétation luxuriante et verdoyante. Ce site peut se visiter en hélicoptère ou lors d’une randonnée pédestre avec un arrêt incontournable à la cascade du Voile de la Mariée qui a inspiré un mythe autour d’un amour tragique sur fond de nature sauvage. Un homme riche tomba amoureux d’une jeune fille modeste ; un amour brutalisé par le père de cette dernière. Bravant son interdiction, ils finirent par convoler en justes noces. Lors de la cérémonie, le père armé d’une épée tenta de tuer son gendre. Le couple s’enfuit dans les reliefs du cirque. Hélas, la jeune femme tomba dans la montagne et son voile se coinça dans une paroi, donnant son nom à la cascade du Voile de la Mariée. D’autres légendes ponctueront votre séjour, c’est certain. N’hésitez pas à solliciter les guides lors de vos visites.
Honneur à l’écotourisme
Allier protection de la nature et tourisme, à La Réunion, c’est tout-à-fait réalisable ! Car, en effet, 40 % du territoire est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Et en toute logique, protéger la nature est devenu une vraie priorité pour l’île. Dès vos premiers pas à La Réunion, vous constaterez rapidement que la nature est omniprésente, où que vous soyez sur l’île. Cirques spectaculaires, pitons vertigineux et remparts escarpés : ce sont ces sites naturels d’exception qui allouent au territoire toute sa splendeur. Ne passez pas non plus à côté des plages de sable blanc comme celles de Boucan Canot et de l’Hermitage situées sur la côte Ouest ou celles de sable noir, situées plus au sud et plus insolites. Sachez qu’elles sont aussi belles que propices au farniente…
Profitez d’une baignade en toute sérénité dans un aquarium où évoluent une myriade de poissons multicolores. Pour l’anecdote, sachez que la ville de Saint-Paul a remporté pour la 22e fois consécutive le Pavillon Bleu, label pour quatre de ses plages : Boucan Canot, Boucan Canot (piscine), les Roches Noires et l’Hermitage centre (la passe). Ceinturé par le récif corallien, le lagon de La Réunion est l’un des trésors de la côte Ouest. Son bleu turquoise, son étendue (22 km) et sa faible profondeur (environ 2 m) en font un rêve tropical pour toute la famille. Face à l’océan, on s’évade au gré d’une large palette d’activités, de la plus chill à la plus intense. Tongs, bikini, paddles ou tuba, à chacun sa version du lagon, protégé par une barrière de corail. La vue panoramique sur l’océan est propice à la sérénité et au repos.
Article rédigé par Aude Aboucaya