Insuffisance d’informations : quand saisir le juge ?

© Shutterstock

La consultation du CSE est encadrée dans des délais préfix, c’est-à-dire qu’une fois le délai écoulé (fixé par accord et à défaut par le Code du travail), le CSE est réputé avoir rendu son avis et rendu un avis négatif, y compris s’il ne s’est pas prononcé. Lorsque le CSE estime ne pas avoir assez d’informations sur un projet de l’employeur, il dispose d’un droit de recours devant le président du tribunal judiciaire. Celui-ci peut alors ordonner la remise d’informations supplémentaires aux représentants du personnel et prolonger le délai dont ils disposent pour rendre leur avis ou fixer un nouveau délai, afin d’examiner ces documents supplémentaires. Cependant, ce recours doit impérativement s’effectuer avant que le délai de consultation ne soit expiré. Sinon, l’avis du CSE est réputé rendu et le juge n’a pas à vérifier si les informations fournies au CSE étaient suffisantes.
Par Valérie Pontif.

Cass. soc. 27 mai 2020, n° 18-26483

Des documents volés à l’employeur peuvent être utilisés devant le juge

Quand il n’y a pas d’autres moyens de prouver des faits, un salarié peut produire en justice des documents volés dans l’ordinateur de son employeur. Ainsi en a décidé la Cour de cassation dans un arrêt du 1ᵉʳ avril 2026. Dans cette affaire, un salarié témoignait contre le dirigeant de son entreprise pour des faits […]

Élus, on vous attend pour le grand Komitê !

Le 13 octobre, la rédaction de Social CSE attend ses lecteurs, ses abonnés et tous ceux concernés par les problématiques des IRP au Poinçon, à Paris, pour une journée qui promet de ne pas ronronner. Le Grand Komitê réunit experts et invités autour de sujets qui collent sérieusement à la réalité du terrain : violences […]

La faute inexcusable : Un enjeu indemnitaire important pour les victimes

Le manquement à l’obligation légale de sécurité et de protection de la santé à laquelle l’employeur est tenu envers le travailleur a le caractère d’une faute inexcusable si l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était soumis le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver (Cass. 2e civ. 8 […]