
Ce printemps 2026, quatre des cinq organisations syndicales représentatives au niveau national ont élus leurs instances dirigeantes.
Continuité et féminisation s’imposent à la tête des confédérations. Force ouvrière a ouvert la saison le 20 avril à Dijon. Seul candidat, Frédéric Souillot a été réélu au poste de secrétaire général pour un deuxième mandat qui court jusqu’en 2030. Il prône le développement de son organisation et la défense de la protection sociale collective (la Sécurité sociale).
Le 1ᵉʳ juin à Tours, c’était au tour de la CGT de réélire Sophie Binet à sa tête. Elle était également la seule candidate en lice. Celle qui avait remplacé Philippe Martinez dans une ambiance tendue a vu son bilan largement approuvé. La CFE-CGC, qui tenait son congrès à Strasbourg les 10 et 11 juin 2026, a porté Christelle Thieffinne (photo) à sa présidence. Elle succède à François Hommeril qui, ainsi que le prévoient les statuts, ne se représentait pas après ses trois mandats. Sous sa présidence, le syndicat des cadres a connu une forte progression d’audience. En congrès à Bordeaux du 22 au 26 juin, la CFDT a de son côté reconduit à la tête du premier syndicat de France Marylise Léon pour un deuxième mandat.
Article rédigé par Emmanuel Franck