
ATR enrichit son guide pratique à destination des organisateurs de voyages de groupe avec un nouvel outil de scoring pour les aider à analyser et comparer leurs offres.
Comment concilier les envies des voyageurs, les contraintes budgétaires et l’impact environnemental et social d’un séjour ? À l’approche du salon Eluceo, les 13 et 14 octobre au Stade de France, Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) enrichit son guide consacré aux voyages de groupe avec un nouvel outil de scoring. Destiné notamment aux CSE, COS, associations et amicales, il permet de comparer les offres touristiques à partir de critères simples et concrets, pour faire des choix plus éclairés.
Un guide pour accompagner les organisateurs de voyages de groupe
Publié pour la première fois en avril 2026, le guide pratique d’ATR a été conçu pour aider les structures organisatrices de voyages de groupe à intégrer davantage de critères durables dans le choix de leurs prestations touristiques. Il est issu d’une enquête menée par ATR et ses membres entre juin et décembre 2025 auprès de 148 structures, dont une majorité de CSE et COS.
Transport, hébergement, restauration, activités, choix des prestataires ou encore sensibilisation des voyageurs : le guide rassemble des recommandations et des outils concrets pour accompagner les organisateurs dans leurs choix. L’objectif est avant tout de leur donner des repères, de les informer et de leur montrer les différentes possibilités qui s’offrent à eux.
Parmi les pistes proposées : privilégier le train et les transports collectifs lorsque cela est possible, favoriser des hébergements engagés et ancrés localement, encourager les mobilités douces sur place ou encore choisir des activités respectueuses de l’environnement et des populations locales.
Nouveauté : un scoring pour analyser et comparer les offres
En septembre, ATR complète ce guide avec un nouvel outil : un scoring d’analyse des offres. Conçu comme un outil d’aide à la décision, il permet de comparer les différentes propositions reçues à partir d’une base commune de critères.
Le scoring repose sur cinq grands piliers : l’impact environnemental, l’impact humain, l’empreinte carbone, la communication responsable, ainsi que l’inclusivité et l’accessibilité.
Ces cinq piliers recouvrent différents critères tels que le respect des écosystèmes, l’ancrage local du programme, le choix des transports, la qualité et l’authenticité des expériences, la transparence carbone, la lutte contre le greenwashing, l’accessibilité ou encore la prise en compte des régimes alimentaires.
L’objectif n’est pas d’obtenir un score parfait, mais de disposer d’un repère commun pour évaluer les propositions, identifier leurs points forts et leurs axes d’amélioration et ainsi faire un choix plus éclairé.
L’outil permet également aux organisateurs de disposer d’une base pour questionner les voyagistes et prestataires sur leurs pratiques et leurs engagements, et intégrer progressivement ces critères dans leurs appels d’offres.
Des critères responsables intégrés dès la sélection des voyages
Le guide encourage en effet les organisateurs à intégrer les critères sociaux et environnementaux dès leurs appels d’offres et cahiers des charges et à privilégier des partenaires engagés dans des démarches responsables, éthiques et transparentes.
L’enjeu n’est pas de définir un modèle unique du voyage responsable, mais de donner aux structures organisatrices des outils leur permettant d’avancer progressivement, en tenant compte à la fois de leurs objectifs, des attentes de leurs bénéficiaires et de leurs contraintes.
Des outils pour faciliter le passage à l’action
Marine COHEN, Reflets d’Ailleurs, référente de la commission CSE d’ATR : « Les CSE sont de plus en plus sensibles aux enjeux du tourisme responsable, mais ils ont besoin de repères simples et concrets pour pouvoir passer à l’action. Leur réalité, c’est de devoir concilier les attentes des salariés, les contraintes budgétaires et l’impact des voyages proposés. Avec cette grille de critères, notre objectif est justement de leur donner des clés de lecture communes pour mieux comparer les offres, questionner leurs partenaires et intégrer progressivement des critères responsables dans leurs choix, sans perdre de vue les réalités du terrain. »
Christian Laemmel, journaliste et coordinateur de la commission Voyages du CSE de France 3 Réseau : « Tout récemment, les élus du CSE ont réaffirmé leur engagement environnemental en privilégiant des activités les plus décarbonées possible. À titre d’exemple, pour limiter le recours à l’aérien, la commission Voyages a proposé un séjour à vélo dans le Luberon et une échappée en train vers les lacs italiens. Pour encourager cette transition, le CSE a décidé de prendre en charge l’écart de coût entre l’avion et le train. »
Source : ATR