Dossier

Bons cadeaux : le secteur joue la carte de la solidarité

Le 24 novembre dernier, Bruno Lemaire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance faisait état du rehaussement du plafond des cartes cadeaux offertes par les CSE à 250 € pour 2021 au lieu de 171 €. Une annonce qui a fait peu de buzz en dehors du marché des émetteurs et en dépit des plus de 8 millions de bénéficiaires en France. Peut-être parce qu’en cette période de crise, la solidarité va de soi… Par Aude Aboucaya

(Photo © wichai bopatay de Pixabay)

Régies par une règlementation Urssaf très stricte sur les modalités de distribution, ces cartes cadeaux et leur déplafonnement sont une véritable bouffée d’oxygène économique pour bon nombre de français. En particulier, à l’approche des fêtes de fin d’année. De fait, l’intervalle ne représente pas moins de 75 % du volume des cartes cadeaux annuelles. À noter cependant que les CSE allouent ces dotations à leurs bénéficiaires à d’autres moments-clé de l’année (voir nos interviews).

Panorama du marché…

À l’approche des événements-clé Urssaf (cf. encadré), l’éventail de choix en matière de cartes et chèques cadeaux pour les CSE désireux de les offrir à leurs salariés est très vaste. La carte cadeau multienseigne est d’ailleurs plébiscitée par plus de 85 % de leurs destinataires. Allouée généralement en fin d’année, elle vient alléger une partie de leurs dépenses mensuelles ou de leur budget dévolu à Noël.

En France, plus de 8 millions de salariés bénéficient chaque année de cartes cadeaux de la part de leur CSE. Et pour cause : ces dotations représentent un véritable pouvoir d’achat additionnel pour les salariés français puisqu’elles sont exonérées de charges sociales pour les entreprises et exonérées d’impôts pour les bénéficiaires.

Selon une étude réalisée par Prepaid Consumer Insights Study, le marché des cartes cadeaux a enregistré une hausse de près de 10 % ces dernières années. Sur le territoire national, le segment des cartes-cadeaux avoisine les 5 milliards d’euros chaque année ; une manne colossale. Ces excellents chiffres sont avant tout dus à une utilisation de plus en plus massive de la part des consommateurs et, ces deux dernières années, au coup de pouce de l’État qui les a déplafonnés. Selon les données diffusées par elhoa.com, « près de 47 % des Français avouent notamment préférer recevoir une carte cadeau plutôt qu’un autre présent ». Le développement de la carte ou chèque cadeaux dématérialisé est en plein essor, car ces produits séduisent particulièrement la génération Y. Pour autant, les émetteurs constatent qu’une partie de ce budget n’est jamais dépensée. Certes, la majorité des ayants droit du CSE considèrent les cartes et chèques cadeaux comme un soutien non négligeable au pouvoir d’achat, surtout lors des fêtes de Noël. Mais, d’autres les oublient ou ignorent tout simplement comment les utiliser. Une source de France Inter indiquait en 2020 que les utilisateurs de ces supports ont dépensé en moyenne 20 % de plus que le montant attribué sur leurs cartes. En outre, plus de 12 millions de Français auraient bénéficié d’un titre cadeau pour un montant moyen de 83,56 €. L’attente des salariés concernant ce cadeau d’entreprise est très forte.

… et des émetteurs incontournables

Depuis plus de 15 ans, le marché de la carte cadeau est en croissance constante et représente un marché de plus de 4 milliards d’euros en France (source Économie Matin). Les émetteurs historiques tels qu’Edenred, Sodexo, Up… se partagent la majeure partie du secteur qui a vu émerger des challengers comme Swile (ex-Lunchr), lancé sur ce segment spécifique en 2018 ou Wedoogift, racheté à 56 % en septembre 2021 par Sodexo (voir socialcse.fr).

ProwebCE, filiale d’Edenred France a salué la décision du gouvernement de reconduire la hausse exceptionnelle du plafond d’exonération des titres-cadeaux d’œuvres sociales, octroyés par les CSE en fin d’année. Dans un communiqué, le groupe de services prépayés évoque une mesure visant à renforcer le pouvoir d’achat des Français à l’approche des fêtes de Noël. Il mentionne aussi un « soutien » pour les commerçants de proximité et les indépendants, qui comptent sur cette période pour rattraper la perte de chiffre d’affaires subie depuis le début de la crise sanitaire. « Nous saluons cette décision du gouvernement qui pourra profiter à un très grand nombre de salariés. Nous l’appelions de nos vœux aux côtés de nos partenaires marchands encore sévèrement éprouvés par la crise sanitaire, avait déclaré Patrick Langlois, directeur général pour l’Europe du Nord et la France d’Edenred. La reconduction de la hausse exceptionnelle du plafond d’exonération des titres-cadeaux d’œuvre sociales octroyés par les CSE et les entreprises est une excellente nouvelle pour soutenir le pouvoir d’achat des Français de façon adaptée, tout en fléchant leurs dépenses, notamment vers les commerçants de proximité et les commerces indépendants, dans ce contexte de fêtes de fin d’année. »​

Dans un contexte de dématérialisation et de mutation digitale devenu nécessaire en raison de la situation pandémique, les CSE doivent réagir vite s’ils souhaitent augmenter leur dotation de fin d’année. Certains d’ailleurs n’en ont pas eu le temps en 2020 mais ont su rattraper le train en marche l’année suivante.

La carte de la démat’

De leur côté, les émetteurs n’ont pas attendu la crise sanitaire pour faire naître leurs offres digitalisées. Edenred propose son chèque cadeau dématérialisé Kadéos Connect pouvant être crédité aux salariés en 48 h sur une plateforme sécurisée, utilisable dans des enseignes en ligne mais aussi directement en magasins. Autre major sur le marché français des cartes cadeaux multienseignes : illicado. L’entreprise a élargi son offre et propose également des solutions globales et digitales qui répondent à toutes les problématiques des CSE. « Vous souhaitez donner un coup de pouce aux salariés et faire plaisir à coup sûr ? Découvrez les cartes cadeaux multienseignes illicado ! Besoin de distribuer vos bons d’achats en ligne, en quelques clics ? Découvrez l’offre de cadeaux dématérialisés illicado ! Et pour un quotidien encore plus simple, la nouvelle solution digitale sur-mesure OuiCSE by illicado, facilitera vos missions d’élus : gestion des ouvrants-droit, comptabilité, communication via site web et appli mobile, billetterie… un outil unique et personnalisable qui vous fera gagner du temps ! », peut-on lire sur les outils de communication de la marque. Autre acteur : Vaziva, fintech française opérant dans la dématérialisation des titres cadeaux, vacances, déjeuners et culture, lancée en 2015. Désormais, l’entreprise propose aux DRH et CSE une simplification de la gestion des avantages sociaux et loisirs des salariés. Comprenez une offre 360 degrés sur une carte de paiement managée réutilisable. Dès sa 1e année d’existence, Vaziva a remporté le prix de conformité au programme Mastercard et le Trophée de l’innovation au Salon des Comités d’Entreprises de Paris. « À travers une offre agile valorisant la marque employeur, Vaziva a la capacité de s’adresser à des clients de toute taille, allant de la PME au grand compte via le réseau Mastercard », indiquait un communiqué Vaziva en 2021. L’innovation Vaziva repose sur Logeos, logiciel de gestion des œuvres sociales interopérable avec les principaux outils comptables et RH « maison » de l’entreprise. Cette technologie intègre aux cartes managées un système de paiement électronique ouvert et sécurisé ; une gestion simple et efficace des dotations en temps réel, de la souscription salariée à la distribution dématérialisée, et enfin une diversité de canaux de distribution de contenus, accessibles sur tous supports. Côté salariés, la solution Vaziva donne accès à un réseau d’acceptation de plus de 30 millions de commerçants dans le monde ; une augmentation significative du pouvoir d’achat avec la billetterie avantages à tarifs négociés ; une fidélisation du salarié avec une épargne récompensée, des jeux concours, des cash-rewards. La carte Mastercard de Vaziva est en outre assortie d’une application mobile.             

Le groupe Up (anciennement Chèque Déjeuner), quant à lui, a fait l’acquisition de Leeto afin de renforcer son éventail de services à destination des CSE et pour soutenir leur transformation digitale. Plateforme d’avantages aux salariés, outil d’organisation d’événements et de gestion de la vie des CSE et première offre de comptes de paiements 100 % en ligne pour CSE : voici les attributs que Leeto, solution digitale complétant les solutions Up pour les CSE, met en exergue. « Disponible sur abonnement, l’offre comprend le premier et unique service de comptes de paiements dédiés aux CSE, activables en ligne en moins de 48 heures. Sa plateforme modulable donne accès à un large panel d’avantages aux salariés, sous forme de titres cadeaux et de cagnottes destinés à leurs activités sportives, culturelles, voyages, télétravail et mobilité durable. Leeto facilite la vie des salariés bénéficiaires (…) et simplifie aussi celle des membres du CSE avec une solution SaaS complète réunissant la première et unique offre de comptes de paiements 100 % dédiés aux CSE ; des avantages sociaux et culturels variés et simples d’accès ; un service de comptabilité ultra simplifiée ; un module de gestion de la communication avec les salariés… », souligne le communiqué de l’émetteur.

Si la digitalisation des dotations, mais pas uniquement, s’est imposée (brutalement) aux élus de CSE, les Français et par ricochet les salariés font de l’urgence environnementale l’une de leurs priorités. C’est en tout cas ce qui ressort des résultats du baromètre de la consommation responsable établi par l’Ademe et GreenFlex en 2021. « 72 % d’entre eux sont mobilisés en faveur de la consommation responsable », un chiffre sans équivoque qui n’aura pas échappé aux émetteurs de titres cadeaux…

Écoresponsabilité & solidarité avant tout !

Voilà qui explique peut-être le retentissement de nouveaux acteurs comme La Carte Française, carte cadeaux multienseigne spécialisée dans le made In France, éthiKdo, carte 100 % écologique et solidaire ou encore FreemiumPlay, 100 % dévolue aux loisirs numériques et aux abonnements de divertissement en ligne. Orientés sur des nouveaux usages et modes de consommation des Français          modulés par la crise de coronavirus, ces nouveaux produits ont le vent en poupe. Vaziva l’a compris et s’est adaptée aux modes de consommation des salariés. Solidaire, son produit soutient tous les commerçants et restaurateurs sans frais de commission supplémentaire. En réunissant au sein d’une seule carte managée à la fois les titres vacances, cadeaux, culture et restaurants, Vaziva simplifie et centralise la gestion de toutes les dotations sociales de la structure cliente. En complément, un certain nombre d’outils à destination des DRH et CSE ont été développés : pilotage du budget des activités sociales, sécurisation et optimisation de la logistique, interface de gestion simple et performante, personnalisation du parcours client.

Coopérative à but non-lucratif fondée en 2019 par plusieurs acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS), éthi’Kdo sait valoriser la consommation responsable accueillant 7 nouvelles associations bénéficiaires. « Depuis 2 ans, ce sont plus de 25 000 € qui ont été reversés à nos 10 partenaires associatifs ! Après un appel à projets ayant réuni près d’une centaine de réponses, nous avons choisi 7 projets qu’il est dès maintenant possible de soutenir avec votre carte cadeau éthi’Kdo », a annoncé, il y a quelques mois, la coopérative.

Plus récemment, la société nantaise Sorewards, carte cadeau prépayée valable à l’international dans tout le réseau Visa, sur tous les sites e-commerces et dans tous les magasins physiques (grandes enseignes et commerces de proximité) s’est lancée en 2019. Membre de 1% for the Planet, elle offre aussi la liberté aux salariés et membres du CSE de faire des dons à des associations telles que Surfrider Foundation Europe et Ocean as common, engagées dans la protection de l’océan, Hirondelle, impliquée depuis 1995 dans la préservation de l’environnement, Sapiens qui aide les jeunes de 12 à 20 ans à changer le monde, SOS Enfants, qui déploie des projets humanitaires d’éducation, santé et développement, ou encore Thellie, qui soutient des projets de recherche médicale.

Début décembre 2021, Obiz, plateforme digitale de marketing relationnel responsable et 1e GoodTech sur le marché d’Euronext Growth à Paris et Handicap International, ONG solidaire, se sont associés pour lancer la carte cadeaux solidaire by Handicap International. D’une valeur de 30 €, 50 € ou 100 €, 2 % du montant de cette carte est reversé au financement des missions de Handicap International. Conclu pour une durée de 3 ans, ce partenariat a convaincu Xavier du Crest, directeur France Handicap International qui a déclaré lors du lancement : « Être partenaire d’Obiz, engagé dans la logique de l’économie de partage, est une réelle opportunité pour Handicap International. Avec ce produit partage Obiz, nous toucherons des publics qui souscrivent au même état esprit. Faire un cadeau en faisant un geste pour venir en aide aux personnes handicapées et aux populations vulnérables. Voilà ce qui nous réunit, Obiz, Handicap International et les cibles de la Carte cadeau solidaire by Handicap International ».

La carte solidaire by Handicap International référence plus de 15 grandes enseignes dans les domaines culture, mode, accessoires, multimédia, électroménager, jouets… L’achat des cartes cadeaux se fera en quelques clics sur le site de l’ONG et pourront ensuite être transformées en un bon d’achat à utiliser dans l’une des enseignes partenaires référencées (dont Fnac Darty, Galeries Lafayette, Maisons du Monde, Marionnaud, Nature & Découvertes, Oxybul, etc.). « Avoir le maximum d’impact sur le plus grand nombre possible est notre ambition. Se mettre au service de tous nos interlocuteurs est notre manière de fonctionner (…). Forts de ces valeurs, nous associer à la cause de Handicap International en mettant à contribution notre savoir-faire et notre réseau de partenaires est une évidence », a souligné Brice Chambard, fondateur et PDG d’Obiz qui renforce par la même occasion l’un des enjeux de sa politique RSE ; à savoir sa générosité sur des thématiques positives.

Alors que le nouveau variant Omicron pèse sur ce que l’on pensait être une sortie de crise, le périmètre de la solidarité s’étend toujours plus. Notamment au secteur des cafés-hôtels-restaurants (CHR)…

Au menu du « monde d’après »

Ce n’est pas un scoop : la pandémie a fortement impacté le monde de la restauration. « La progression des radiations d’entreprises au 3e trimestre 2021 s’observe dans tous les secteurs de l’économie à l’exception de la construction (en baisse de 3 %). Les secteurs traditionnels concentrent toujours la majorité des radiations d’entreprises. Ainsi, les secteurs de la location de logements et de la restauration représentent près d’un quart du total des radiations », soulignait le Conseil national des greffiers et des tribunaux de commerce (CNGTC) dans son Flash Covid-19 daté de septembre 2021.

« Pour soutenir les restaurateurs et renforcer sa notoriété, Kadoresto avait besoin d’un nouveau souffle. Relancer Kadoresto sous l’étendard de la consommation responsable est apparu comme une évidence, pour inviter les consommateurs à découvrir cette cuisine du ‘ monde d’après’ », avait confié fin septembre 2021 à l’ADN Business, Antonin Grele, créateur de Kadoresto et CTO d’éthi’Kdo.

L’objectif de Kadoresto ? Mettre en exergue les restaurateurs soucieux de leur impact environnemental. Il s’agit également de soutenir une alimentation durable, respectueuse des femmes, hommes et de la planète mais aussi déployer une offre solidaire pour soutenir les restaurateurs en difficulté avec la possibilité de bénéficier d’un service 100 % gratuit pendant la première année de partenariat. Ce repositionnement stratégique qui fait de Kadoresto la première carte-cadeau des restaurants écoresponsables, est assorti notamment d’un partenariat avec Ecotable, entreprise qui accompagne, forme et valorise les restaurants aux pratiques durables. Ecotable est en outre le premier label dévolu à cette typologie d’établissements. Au moment où est écrit ce dossier, éthi’Kdo ambitionnait de recruter plus de 100 restaurants écoresponsables avec une extension géographique pour couvrir la France entière.

Sur son site, la carte cadeau éthi’Kdo indique qu’elle « a permis de rediriger plus d’1,4 million d’euros vers les commerces éthiques de proximité, artisans français et structures de l’ESS (soit une croissance de 660 % sur l’année glissante) ».

En parallèle, les majors ne se reposent pas sur leurs lauriers. À titre d’exemple, le groupe Up, qui édite le titre restaurant UpDéjeuner (anciennement Chèque Déjeuner) a su rappeler son engagement lors de la journée mondiale de l’alimentation et de la semaine du goût le 14 octobre dernier. À l’honneur là encore : une alimentation saine et durable pour tous.

Combinant lien social, déconnexion et équilibre alimentaire, le titre restaurant invite à se rendre au restaurant et soutient leur fréquentation, sur l’ensemble des régions. « Fidèle à ses valeurs coopératives, le groupe Up a fait le choix de s’engager plus largement au service d’une alimentation saine et durable pour tous. Partout où il est implanté (28 pays), il propose des solutions à l’image des Chèques de Services qui facilitent la distribution de l’aide sociale, notamment alimentaire, par les pouvoirs publics », fait état le communiqué de l’émetteur. Conscient du doublement en 10 ans du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire qui a atteint 8 millions de personnes en France en 2021, le groupe Up va plus loin en soutenant les associations qui agissent sur le terrain. Il est partenaire depuis plus 13 ans d’Action contre la Faim avec les campagnes de don « Je Dej, Je Donne » qui ont permis de récolter plus de 6 millions d’euros soit 8 semaines de traitement complet pour 223 710 enfants. Plus récemment, Up s’est engagé auprès de l’association HopHopFood qui lutte contre le gaspillage alimentaire en facilitant le don des professionnels directement aux personnes en situation de précarité. « La politique du groupe Up contre la précarité et le gaspillage alimentaire et en faveur de l’émergence de modèles alimentaires durables s’inscrit dans le prolongement de notre cœur de métier : rendre accessible une alimentation de qualité au plus grand nombre, notamment avec UpDéjeuner. À l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation et de la semaine du goût, il me semble essentiel de rappeler qu’il faut aller au-delà des seules problématiques de nutrition et provoquer une prise de conscience pour bâtir une culture de l’alimentation saine, équilibrée et durable qui nous permette de respecter les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies », a précisé Marc Buisson, secrétaire général du groupe Up.

Vous l’aurez compris, dans un marché florissant, la solidarité et la générosité en période de crise apparaissent comme une évidence. Et encore davantage lors des fêtes de fin d’année. Pour que la magie opère à Noël, les élus de CSE disposant d’un bon budget peuvent également opter pour une personnalisation des dotations cadeaux. Ils feront, sans aucun doute, mouche auprès de leurs destinataires…

Pensez à personnaliser !

Les études sur les intentions et le comportement d’achat des Français à l’approche de Noël se multiplient. Celle de VistaPrint menée par OnePoll révèle que « 93 % des Français sont toujours reconnaissants lorsqu’on leur offre un cadeau à Noël. Néanmoins, ils sont aussi 40 % à indiquer conserver un cadeau qu’ils n’aiment pas. Près de 30 % des répondants ont cependant déjà réoffert ou rendu leurs présents parce qu’ils n’étaient pas à leur goût (52 %) ; qu’ils ne leur semblaient pas utiles (48 %) ; ou qu’ils l’avaient déjà (47 %) ». Sachez également que les Français mettent en moyenne 3 heures pour trouver le cadeau idéal à leurs proches. Pour autant, moins de 5 secondes sont nécessaires pour décider s’ils comptent garder ou non le présent offert. L’immédiateté du choix laisse à penser que le processus décisionnel démarrerait juste avant, au moment où la personne reçoit son présent. Doit-on en déduire qu’un emballage flatteur ou une carte d’accompagnement esthétique ferait donc toute la différence ? Pour percer le mystère, voici quelques pistes. À la question « Lorsque vous offrez des cadeaux de Noël, que faites-vous pour en faire une expérience inoubliable ? », 7 sondés sur 10 répondent qu’il est important pour eux de les donner en main propre ; 64 % prennent le temps de réaliser un emballage personnalisé, et près de 40 % ajoutent un mot personnel.

L’enquête dévoile également que près de 70 % des Français sont plus susceptibles d’aimer leurs cadeaux s’ils sont personnalisés. En offrant des cartes et chèques cadeaux, les élus de CSE s’épargneront certes des réclamations et des mécontents. Mais s’ils optent en outre pour la personnalisation de ces dotations, peut-être feront-ils des bénéficiaires totalement conquis…

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