
29 % des salariés ayant eu une maladie grave ont le sentiment d’être regardé différemment à leur retour au travail
27 % des managers jugent difficile d’accompagner sans donner l’impression de surveiller
Reprendre le travail après un cancer signifie-t-il nécessairement retrouver immédiatement son rythme, ses responsabilités et ses performances d’avant ? Derrière cette question se cachent des difficultés que les entreprises peinent encore à anticiper.
À l’occasion d’Octobre Rose, Fasterclass dévoile de nouveaux résultats de son enquête nationale auprès de 2 913 actifs français. Après avoir mis en évidence les difficultés à parler de la maladie au travail, cette nouvelle analyse explore les conditions concrètes de la reprise : pression de performance, risque de surprotection, aménagements du travail et dialogue avec les managers.
« Après un cancer, reprendre le travail ne signifie pas que tout redevient comme avant. En effet, chacun avance à son rythme et les besoins peuvent évoluer d’une semaine à l’autre. Un bon manager n’est pas celui qui protège à tout prix, ni celui qui exige un retour immédiat à la normale. C’est celui qui sait trouver le juste équilibre entre confiance, écoute et adaptation. Cela suppose de savoir poser des questions sans être intrusif, accompagner sans surveiller et accepter que les capacités d’un collaborateur puissent temporairement évoluer sans remettre en cause sa valeur professionnelle. Chez Fasterclass, nous sommes convaincus que ces situations doivent aussi faire partie de l’apprentissage du management. La qualité du dialogue ne s’improvise pas, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la maladie. » Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass
30 % des managers soulignent la pression de reprendre « comme avant »
Comment retrouver sa place après une maladie grave sans subir la pression d’être immédiatement aussi performant qu’avant ?
Pour 30 % des managers, cette pression fait partie des situations les plus difficiles à vivre pour un salarié, contre 21 % des non-managers.
Autre enjeu : 29 % des salariés citent le sentiment d’être regardé différemment. Le risque de surprotection est, lui, cité par 11 % des managers et 5 % des salariés.

Au retour d’un cancer, faut-il laisser du temps ou aménager le travail ?
Au retour d’un cancer, 19 % des salariés privilégient le temps nécessaire pour retrouver son rythme sans pression, contre 18 % des managers. Seuls 16 % des salariés et 14 % des managers placent les aménagements spontanés en tête des attitudes à adopter. Faire comme si rien ne s’était passé n’est choisi que par 8 % des salariés et 12 % des managers.

Le défi du manager : accompagner sans donner l’impression de surveiller
Comment garder le contact sans transformer les échanges en contrôle ? C’est un défi pour 27 % des managers. Ils sont également 24 % à citer la difficulté de parler des absences et de l’organisation de l’équipe, et 13 % à mentionner la gestion des réactions des autres salariés.

Méthodologie
| Enquête réalisée en ligne (CAWI) du 4 au 14 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 2 913 Français actifs occupés selon la répartition suivante : 1 715 salariés non-managers et 1 198 salariés exerçant des fonctions managériales. Les participants ont été recrutés et sollicités via le panel BuzzPress en France (27 700 personnes), par invitations électroniques (email) et via des canaux d’invitation sur Facebook et LinkedIn. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la structure de la population visée. Les résultats ont ensuite fait l’objet d’un redressement (pondération / calage sur marges) sur des variables socio-démographiques de référence (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région), à partir des sources administratives et des données de l’INSEE. Des contrôles qualité ont été appliqués (unicité des répondants, exclusion des questionnaires incomplets ou incohérents). Données traitées conformément au RGPD. |
Source : Fasterclass