
Les négociations annuelles obligatoires se terminent. A priori sans grande efficacité, si l’on en croit les représentants du personnel interrogés par le cabinet Syndex lors du précédent cycle de négociation (2025).
Selon cette étude publiée en décembre dernier, plus des trois quarts des représentants du personnel estiment que les résultats des négociations ne répondent pas aux attentes des salariés et les deux tiers ne sont pas satisfaits des accords conclus. Ce n’est pas qu’ils prennent le sujet à la légère. Au contraire, ils s’investissent en réunions préparatoires (78 %), en participation à au moins trois séances de négociation (65 %) et en consultations préalables des salariés (55 %). Mais près de la moitié des négociateurs ne connaissent pas le montant de l’enveloppe d’augmentation en euros, ni la masse salariale de départ. Ils en sont alors réduits à négocier un pourcentage ; ce qui ne permet pas de mesurer l’effort effectivement consenti par l’entreprise. Du moins quand c’est elle qui décide, et non pas le groupe, comme le souligne un élu interrogé par Syndex. D’après les représentants du personnel, plus de 40 % des entreprises n’accordent aucune augmentation générale (AG).
Lorsqu’il y en a, elles concernent principalement les ouvriers, les employés et les agents de maîtrise, pour des progressions entre 1,5 et 3 % dans la moitié des cas, et de moins de 1,5 % dans l’autre moitié.
Environ 50 % des ouvriers, employés, agents de maîtrise perçoivent des augmentations individuelles (AI), en général inférieures à 1,5 %.
La moitié des cadres perçoivent également des AI, mais plutôt entre 1,5 et 3 %. À noter que 17 % des entreprises n’accordent ni AG ni AI. Les augmentations plancher en euros qui favorisent les bas salaires sont en revanche très répandues, selon plus de 80 % de répondants.
Article rédigé par Emmanuel Franck