SSCT : Quel rôle pour les élus CSE dans la prévention de la pénibilité ?

© katemangostar on Freepik

La pénibilité au travail représente un enjeu majeur pour la santé des salariés et la performance des entreprises. Elle se caractérise par l’exposition à des facteurs de risques professionnels pouvant altérer la santé physique et mentale des travailleurs, à court ou à long terme.

La loi sur l’avenir des retraites a défini 10 facteurs de pénibilité (art. L4161-1 du Code du travail) :

  • Manutentions manuelles de charges ;
  • Postures pénibles ;
  • Vibrations mécaniques ;
  • Agents chimiques dangereux ;
  • Activités exercées en milieu hyperbare ;
  • Températures extrêmes ;
  • Bruits ;
  • Travail de nuit ;
  • Travail en équipes successives alternantes ;
  • Travail répétitif.

CSE, Document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp) et pénibilité au travail

Les données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles aux facteurs de pénibilité doivent être consignées par l’employeur en annexe du document unique.

Dans le cadre du dialogue social, le CSE et sa Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), si elle existe, apportent leur contribution à l’évaluation des risques professionnels et, par conséquent, à l’évaluation des facteurs de pénibilité présents dans l’entreprise.

Les membres du CSE doivent intégrer le sujet de la pénibilité au travail dans leurs missions santé, sécurité et conditions de travail, en particulier :

  • lors de l’analyse des risques et des conditions de travail des postes (visites sécurité) ;
  • lors du rendu de ses avis consultatif sur le Duerp et les plans d’actions liés à la santé et la sécurité au travail.

Les élus de CSE sont des acteurs essentiels de la prévention de la pénibilité au travail. En s’impliquant activement dans ses missions, le CSE peut contribuer à améliorer la santé et la sécurité des salariés au travail et à réduire les risques de maladies professionnelles.

Besoin de précisions ? Contactez-nous : contact@capiconsult.com

Article rédigé par Laurent Souchaud, dirigeant du groupe Capi Consult

Arrêt maladie : Depuis décembre 2025, les contrôles peuvent se faire en visio

Depuis le mois de décembre 2025, le contrôle médical d’un salarié en arrêt maladie peut être réalisé à distance, en visioconférence. Le dispositif de télécontrôle médical, mis en place par l’Assurance maladie, a été expérimenté pendant trois mois dans trois régions « pilotes » : la Normandie, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Occitanie. Il est désormais généra­lisé […]

Ker & Co : une approche inédite de la prévention des conduites addictives en entreprise, fondée sur l’expérience et la neurologie

Derrière les retards répétés, les conflits internes ou certaines formes d’hyperengagement professionnel se cache parfois une réalité plus complexe. Les conduites addictives, souvent associées aux seules substances, prennent aussi des formes discrètes : travail excessif, besoin de contrôle, perfectionnisme ou comportements d’évitement. Ces mécanismes, encore peu identifiés en entreprise, ne relèvent pas d’un choix individuel, […]

Fausse couche, endométriose, congé menstruel : Le droit du travail protège-t-il réellement les salariées ?

Le congé de naissance supplémentaire et le congé pour fausse couche figurent parmi les dernières nouveautés. L’arrêt pour interruption spontanée de grossesse La dernière nouveauté est la loi relative à l’interruption spontanée de grossesse, ­entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Celle-ci répondait à un oubli majeur et dommageable de la législation : seules les salariées […]