Enquête : Loi sur la transparence salariale au Conseil des ministres le 9 septembre, ce que les Français croient à tort

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Le 9 septembre 2026, la loi sur la transparence salariale sera présentée en conseil des ministres. Que se passera-t-il le jour où les salaires s’afficheront sur la place publique et où le sujet s’invitera à la machine à café, sous une forme souvent approximative, parfois fausse et généralement anxiogène ? Le cabinet How Much a interrogé 3 600 actifs français pour prendre le pouls d’un pays fasciné par les salaires des autres… mais largement dans le flou sur le contenu réel de la réforme.

94 % des Français vont céder à la tentation d’aller fouiller

À l’heure où la loi sur la transparence salariale arrive au conseil des ministres, l’enquête How Much lève le voile sur une curiosité quasi irrésistible : à peine 6 % des actifs résisteraient à l’envie de consulter les salaires de leurs collègues. En tête des indiscrétions, le patron (24 %), talonné par la personne occupant le même poste (23 %) et le collègue soupçonné de gagner plus (21 %).

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Les Français rêvent d’une loi qui n’existe pas

Même si tous les médias en parlent, les Français sont encore bien loin d’être incollables sur la question de la transparence salariale. En effet, 45 % des actifs croient que la future loi imposera le même salaire à poste égal, 36 % qu’elle dévoilera la paie du voisin de bureau et 32 % que le salaire de chaque salarié en interne sera publié nominativement … trois mesures qui n’y figurent pas. 

Encore plus révélateur, près d’un Français sur trois (31 %) avoue ne pas savoir du tout ce qu’elle contient.

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Beaucoup de désinformation 

Le sujet enflamme déjà les open spaces puisqu’une majorité de Français (56 %) en a entendu parler entre collègues… mais rarement pour de bonnes raisons. 

Seuls 13 % ont recueilli une information exacte, quand 43 % ont eu droit à des propos exagérés, anxiogènes ou carrément faux.

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Des réactions égocentrées

La visibilité des salaires ne laissera personne indifférent : 38 % des actifs avouent qu’ilsiront vérifier sur-le-champ où ils se situent et près d’un tiers (29 %) dégaineront aussitôt une demande d’augmentation. À peine 6 % affirment que cela ne changera rien.

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Voir mais sans être vu

Si 56 % des actifs acceptent de jouer la carte de la transparence (29 % sans condition, 27 % à condition d’anonymat), près d’un quart (24 %) avouent vouloir consulter le salaire des autres mais sans dévoiler le leur. 

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Attention au silence de l’entreprise

Les Français lancent également un avertissement clair aux employeurs : laisser le sujet s’installer dans les couloirs avant de l’encadrer, c’est jouer avec le feu. Un tiers des actifs (33 %) redoutent tensions et jalousies, 21 % la propagation de fausses informations et 19 % une perte de confiance envers la direction — à peine 2 % n’y voient aucun risque, souligne How Much.

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Un déficit de crédibilité des directions

46 % des actifs veulent que la direction ou les RH s’expriment les premiers, clairement et officiellement. Mais le signal d’alerte est ailleurs : un Français sur cinq (21 %) ne fait tout simplement pas confiance à son entreprise pour aborder le sujet honnêtement.

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Méthodologie :

Enquête réalisée en ligne (CAWI) du 27 août au 3 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 3 600 actifs français. Participants recrutés et sollicités via le panel BuzzPress en France (27 700 personnes), par invitations électroniques (email) et via des canaux d’invitation sur Facebook et LinkedIn. Échantillon constitué selon la méthode des quotas afin de refléter la structure de la population visée. Les résultats ont fait l’objet d’un redressement (pondération / calage sur marges) sur des variables socio-démographiques de référence (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région), à partir des sources administratives et des données de l’INSEE. Des contrôles qualité ont été appliqués (unicité des répondants, exclusion des questionnaires incomplets ou incohérents). Données traitées conformément au RGPD.

Source : Sandrine Dorbes & How Much

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