
53% des salariés ont déjà reçu une carte cadeau de leur employeur ou de leur CSE. Parmi ceux qui n’en ont jamais bénéficié, 70% aimeraient en recevoir une, une proportion qui atteint 86% chez les 18-24 ans.
La carte cadeau fait partie des avantages proposés aux salariés, notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année. Mais sa place dans l’entreprise ne se résume pas à un rendez-vous annuel. Au-delà du pouvoir d’achat, l’étude ViaVoice pour illicado, acteur historique en France de la carte cadeau, révèle une autre dimension de cet avantage : sa capacité à matérialiser la reconnaissance au travail, particulièrement auprès des plus jeunes.
Près d’un salarié sur deux (47 %) n’a jamais reçu de carte cadeau de la part de son employeur ou de son CSE. Pour autant, cette absence de bénéfice ne traduit pas nécessairement un manque d’intérêt : parmi les salariés concernés, 70 % aimeraient en recevoir une. L’étude ne permet pas d’identifier les raisons pour lesquelles ils n’en ont jamais bénéficié, mais cet écart entre les pratiques actuelles et les attentes exprimées soulève la question de la place accordée à ce dispositif dans les politiques d’avantages salariés. Il met également en lumière un enjeu pour les entreprises et les CSE : mieux faire connaître les solutions à leur disposition pour répondre aux attentes de leurs collaborateurs.
Un avantage qui ne se limite pas à son montant
Pour les salariés qui ont déjà reçu une carte cadeau dans un cadre professionnel, le geste revêt deux significations principales. 36% y voient avant tout une marque de reconnaissance et d’attention de la part de leur employeur ou de leur CSE. Une proportion identique considère qu’il s’agit d’un complément de pouvoir d’achat particulièrement utile. A l’inverse, un quart des bénéficiaires (25%) estime que la carte cadeau est devenue un avantage habituel.
Ce partage révèle une double attente : recevoir un soutien concret pour ses dépenses, mais aussi percevoir le geste comme une marque d’attention. La valeur de la carte cadeau ne se réduit donc pas nécessairement à son montant, elle dépend également de la signification que lui attribue le bénéficiaire.
Cette distinction est importante pour les entreprises et les CSE. Dans un contexte où les dispositifs d’avantages peuvent se multiplier, la question ne porte pas uniquement sur ce qui est accordé aux salariés, mais aussi sur la façon dont ces avantages sont perçus et sur la reconnaissance qu’ils peuvent exprimer.
Chez les jeunes salariés, la reconnaissance prend une place particulière
L’étude met en évidence un écart générationnel dans la manière de percevoir la carte cadeau. Parmi les salariés de 18 à 24 ans qui en ont déjà reçu une dans un cadre professionnel, 51% considèrent qu’elle constitue avant tout une marque de reconnaissance et d’attention. Cette proportion atteint 45% chez les 25-34 ans, contre 32% chez les 35-49 ans et 37% chez les 50 ans et plus.
À l’inverse, les salariés plus âgés sont davantage susceptibles de considérer la carte cadeau comme un complément de pouvoir d’achat : c’est le cas de 39% des 35-49 ans et de 37% des 50 ans et plus, contre 32% chez les 18-24 ans.
Cette différence de perception prend un relief particulier au regard des attentes des salariés qui n’ont encore jamais reçu de carte cadeau. Si 70% d’entre eux souhaiteraient en bénéficier, cette proportion grimpe à 86% chez les 18-24 ans. La demande est donc particulièrement forte parmi les plus jeunes, qui sont aussi ceux qui associent le plus volontiers cet avantage à une marque de reconnaissance.
Pour les directions des ressources humaines et les CSE, ces résultats invitent à regarder au-delà de la seule dimension financière des avantages salariés. La carte cadeau peut aussi constituer un moyen concret de témoigner de l’attention portée aux collaborateurs, à condition de l’inscrire dans une politique de reconnaissance plus globale.
Un levier perçu positivement, sans se substituer à une politique RH globale
Au-delà des perceptions individuelles, les salariés associent les cartes cadeaux à plusieurs dimensions de la relation avec leur employeur. 81% estiment qu’elles ont un impact positif sur l’image de l’entreprise, 75% sur son attractivité et 74% sur la motivation au travail comme sur l’envie de rester dans l’organisation.
Ces résultats témoignent d’une perception globalement favorable, mais ne mesurent pas l’effet réel des cartes cadeaux sur le recrutement ou la fidélisation. Ils montrent néanmoins que cet avantage ne se cantonne pas au registre du pouvoir d’achat : il est également associé à la manière dont les salariés perçoivent leur entreprise et la considération qu’elle leur porte.
Pour les entreprises et les CSE, l’enjeu consiste ainsi à intégrer les avantages salariés dans une réflexion plus large sur l’expérience collaborateur. La carte cadeau ne saurait, à elle seule, répondre aux enjeux de motivation ou de fidélisation. Elle peut toutefois prendre part à une démarche de reconnaissance, en conciliant utilité concrète et attention portée aux bénéficiaires.
Méthodologie
Étude Viavoice pour illicado réalisée en ligne du 14 au 17 septembre 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes âgées de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région et de catégorie d’agglomération.
Source : illicado